De bamako, en route pour la convergence IMC Africa 2015 à Accra

bamako --> accra La délégation composé de 4 personnes ont fait le trajet par la route environ 1200 km. Elle a pris le départ le 7 août 2015 vers 6 heures de matin. Il est a noté que suite à des raisons de sante la cinquième personne n’a pas pu effectuer le déplacement. Ainsi, la caravane traverse la frontière Mali Burkina Faso au environ de 12 heures. Après les formalités au dernier poste du Mali à Heremakono, la délégation arrive à Koloko premier village du Burkina Faso. Un peu de temps à la police pour la signature de l’ordre de mission et faire visé nos passeports, nous discutions un peu avec les agents de la situation sécuritaire au Mali, avant de continuer au Poste de la douane pour le laisser passer.

Ensuite nous entamons la deuxième étape du voyage celle du traversé du pays des hommes intègres. Nous ferons notre première escale à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville important du pays pour prendre le déjeuner. Au restaurant nous discutons avec un Monsieur très sympa qui nous dira qu’aller jusqu’à Ouagadougou est très long et qu’on pouvait passer par Kampti. Nous suivons ses conseils qui vont nous être un peu fatale. Ainsi commence le long trajet vers la frontière ivoirienne au lieu du Ghana. Arrivé à Gaoua nous nous amusons a voir la route sur google earth pour voir si on était sur la bonne voie. Finalement on s’est rendu compte qu’on avait laissé la bonne voie il y’a plus de 100 km. Après quelques échanges effectivement avec des passants, on nous fait savoir que nous n’étions pas sur la bonne voie. Alors on retourne sur nos pas jusqu’à Dédougou ou nous empruntons la route du Ghana. Il nous restait 60 km pour arriver au Pays de Kwame N’Kruma. Il était 19 heures quand nous rentions à Hamilé sous une pluie battante. Nous arrivons à faire les formalités auprès des agents du Faso, quant à ceux du Ghana, c’était trop, il fallait passer la nuit obligatoirement.

Hotel gratuit en plein air avec des risques

Très fatigué nous cherchons un hôtel pour y passer la nuit peine perdu, pas d’hôtel avec l’électricité et notre cagnotte ne nous permettait pas d’aller dans celui électrifié.
Finalement on se décidé de dormir en plein air. Dès notre arrive à la douane, nous rencontrons un jeune qui s’occupe de nous en servant d’interprète et nous indiquant les lieux où nous pouvons manger. Il nous emmène même chez lui pour prendre un bain qui nous a fait du bien quand même. Il était très gentil mais c’était trop beau pour être vrai. N’ayant pas de matelas ni de nattes pour se coucher, nous faisons recours à la bâche qui couvrait nos bagages derrière la pick up. Nous l’étalons sous le grand hangar devant la douane et nous nous couchons, à peine nous commençons à dormir un motocycliste ce dirige vers nous. Vite nous nous servons des bancs pour ériger une petite barrière afin de nous protéger des imprudents.

Le lendemain nous accomplissons les formalités à la police ensuite ce fut à la douane. C’est là que nous comprenions que notre gentil guide est un transitaire. Puisque notre chauffeur n’a pas de ‘‘permis de conduire international’’, nous devons payer plus de 500 cedis (la devise nationale) en plus de frais normal. La grande déception est que le montant supplémentaire ne figure pas sur la facture de la douane. Notre transitaire nous fera un reçu supplémentaire. Ainsi nous comprenons aisément sa gentillesse en vers nous.

Une santé fébrile et Google earth notre guide

Nous entamons finalement la troisième et dernière étape de notre trajet, la traversé du Ghana. Nous faisons des tronçons non bitumés avant d’entamer définitivement le tronçon bitumé.
N’oublions pas que depuis la frontière Mali Burkina le camarade Alassane Dicko commence à avoir des malaises. Son état s’aggrave accompagner de vomissement. Toute chose qui nous a inquiétés. A chaque village nous demandons la pharmacie et finalement nous en trouvons. Nous achetons quelques médicaments qui vont calmer les vomissements.
L’espoir reprend, nous faisons escale dans un restaurant, il ne restait que du foutou avec de la sauce bien pimenté d’ailleurs comme la majorité des sauces de ce pays.

Par ailleurs le chauffeur ne me lassait plus somnoler au risque de ne pas nous tromper de route comme ce fut le cas au Burkina.
Cependant malgré le google earth et map, à la moindre doute nous demandons avec notre anglais tordu. Trop fatigué nous ferons une petite escale, notre malade s’absente un peu dans la brousse. De retour son retour il commente les bienfaits de la sauce pimenté. Il se sent beaucoup mieux. Devinez vous-même ce qu’il est allé faire en brousse. Alors c’est reparti, les causeries reprennent dans la voiture.

Le policier et le billet de cedis

Nous rentrons finalement vers 1heure de matin à Accra. Un policier nous accueil la bienvenue à sa façon. Il nous arrête avec la lumière d’une torche, le chauffeur s’arrête ensuite il fait signer pour nous dire de partir. Du coup il se rend compte que c’est une voiture étrangère il nous arrête encore et commence à râler sur le chauffeur. Après de chaude discussion on comprit qu’il fallait lui donner un billet de cedis.
On reprend la route à la recherche de legond, un peu plus loin deux policiers nous indique la voie mais c’est très compliqué pour les maliens. Nous faisons recours des services d’un taxi avec l’appui d’un des policiers. Ce dernier ira se promener avec nous dans un autre lieu différent de celui qui l’avait été indiqué par Akonnor et Sphinx. Nous refaisons recours au téléphone. Cette fois c’est la bonne destination Legond Hotel UPSA, nous apercevons Sphinx puisque c’est lui que nous connaissons ensuite qui nous présente l’infatigable Akonnor. D’ici là notre trésorière Bintou très fatiguée doit doubler la mise du Taximan.

Voilà un peu notre aventure sur les 1800 km qui sépare Bamako et Accra.
Deux thèmes ont été animés par Bintou et Alassane Dicko. La première a porté sur la violence faite aux femmes, les cas des aides ménagères et domestiques. Elle a évoqué les difficultés auxquelles les aides ménagères sont confrontées dans les grandes villes au Mali. Elle a en outre parlé de la lutes que son organisation mène contre ce fléau.
Quant au second elle a porté sur les questions migratoires….

Autres faits marquants de la convergence :

La facilitation de la participation des représentants d’une radio de Benin à l’Assemblée Générale de AMARC Afrique, malgré les tentatives entamées par le bureau sortant. L’ensemble des délégués de la convergence ont également participé à la cérémonie d’ouverture de la 11e Assemblée mondiale de AMARC.
A cela s’ajoute la visite de Cape Castle le site historique qui a servi de cadre aux pires formes d’humiliations du peuple africaines à travers un commerce dit triangulaire. Ce qui est le plus choquant dans cette histoire c’est :

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[*]L’existence des cellules où les esclaves récalcitrants étaient enfermés jusqu’à ce qu’ils meurent.
[*]Des africains de surcroit des rois sont complices et même à la base de ces horreurs.
[*]Enfin les matériels de radios amenés par la délégation malienne ont été remis à la radio ‘‘Gruny de Bolgatanga’’ de notre Maman Lydia qui vraiment a été exceptionnelle au cours de cette convergence.
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Il n’y a pas un sans deux, la chaussure du chauffeur disparait

La convergence prend fin le 13 Août, nous reprenons la route pour le Mali, nous ferons le trajet avec Aleonor. On commence par se tromper de la route. Chose qu’il faut éviter à Accra, car pour retrouver la bonne route il te faut un minimum de 20 km soit plus de 30 mn à cause de l’embouteillage. Du coup nous ferons plus de deux heures pour traverser Accra. Nous arrivons vers 17 heures à Kumassi ou nous ferons un tour au marché avec notre guide Aleonor en partance pour Bolgatanga dans le nord du pays. Après le diner nous prenons nuitamment la route et nous avons été impressionnés par le dispositif de sécurité. A moins de chaque 50 km nous avons un check point où nous sommes arrêtés par des agents un peu sympa. Après quelques questions et des coups d’œil dans le véhicule nous sommes autorisés à reprendre notre route.

Arrivée très tard vers 3 heures de matin à Bolgantaga, nous décidons de faire une pause et repartir le lendemain. Aleonor nous accueil chez elle ou nous passions le reste de la nuit. Le lendemain nous nous réveillons vers 7 heures 30 mn. Chacun prend un bain et le chauffeur à la sortir de la douche sa chaussure disparait. On cherche un peu partout, finalement on la retrouve hors de la cour à côté des plants de maïs. C’est le chiot qui l’avait pris pour un jouet. Apres le déjeuner, notre hôte nous accompagne à Paga ou nous achetons un habit traditionnel tissé à la main. C’est dans ce village que nous dirons au revoir à Aleonor qui a été très active dans l’animation de la convergence.

A la frontière, nous ferons les formalités côtés Ghana, pour ce qui est du côté du Burkina, il y’a un problème. On nous rappelle qu’on ne devait pas sortir avec le laisser passer du pays or nous avons fait tout notre séjour avec à Accra nous devons payer une amende de plus de 50 000 f cfa soit près de 100$. Finalement on arrive a négocier en payant un peu et nous prenons un nouveau laisser passer avant de prendre la route pour Ouagadougou que nous traversons sans faire un escale car nous étions pressé de rentrer dans nos familles après près de deux semaines.

La délégation fait son entrée à Bobo-dioulasso, vers 20 heures où elle fera une pause avant de foncer vers la frontière. Nous aurons quelques disputes avec un policier qui voulait nous requêter. Après cet incident nous passerons la nuit à Sikasso ou nous quittons très tôt pour arriver vers 10 heures.

Ceci met fin à cette aventure de plus 3600 km par la route, c’est le lieu de remercier une personne qui n’a ménager aucun effort pour que la convergence puisse avoir lieu. Il s’agit de Amy Lorraine. Nos remerciements vont également à l’endroit de Sphinx et Akonnor qui sont se beaucoup sacrifier pour faciliter la tenue de cette convergence.

Les difficultés rencontrées

Les difficultés rencontrées de façon globale pour cette convergence a été le manque de ressources pour la prise en charge de participants. Ce qui a beaucoup influé sur le nombre de participants et le nombre de jours. On peut également noter le problème de communication quand bien même que la traduction se faisait par quelque volontaire, elle prenait beaucoup de temps.

Malgré cette difficulté, on peut dire que l’objectif a été atteint d’autant plus que la convergence s’est déroulée sans incident et tout le monde s’y mettait pour la réussite. Cependant, il convient de dynamiser les imc-africa dans nos différents pays. D’ailleurs le Ghana a donné le ton en mettant en place son imc.

En sommes, la convergence Accra 2015 a été un véritable espace de donner et de recevoir à travers des débats assez intenses souvent contradictoire. Aussi d’acceptation des uns et des autres malgré les difficultés de communication (francophone et anglophone). La nécessité de remobiliser les troupes s’impose au groupe de travail IMC Afrique pour un Indy média fort aux services de communautés à la base.